Catégorie : Vidéos

  • René Caroff : le retraité s’est fait artiste

    Vidéo, 9mn 54 s. Concert René Caroff à Domitys Morlaix. Ven 30.01.2026. © Jeff Saby.

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    ené Caroff n’avait jamais joué de la guitare quand il a pris sa retraite mais il aimait le son de cet instrument. Alors il s’y est mis et le voilà maintenant chanteur interprète, « vieux débutant », comme il se dit lui-même avec simplicité. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la guitare, il la maîtrise bien. Côté voix ça n’allait pas fort au début car il sort à peine d’une bronchite, mais ça s’est amélioré au fil du concert en prenant régulièrement une boisson miraculeuse dont on n’a pas su la teneur.
    Le répertoire composé majoritairement de chansons françaises de qualité a ravi l’auditoire. En fin de concert, un résident a bien résumé le sentiment général en déclarant : « On a passé un bon moment » !

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  • Une conférence ciselée sur Émile Gallé

    Vidéo, 1 mn 44 s. Mme Blin nous parle d’Émile Gallé. Mer 21.01.2026. © Jeff Saby.

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    l n’y a pas que des intervenants extérieurs pour les conférences à Domitys Ker Madiou. Des résidents et résidentes passionnés par un sujet, dont ils sont en général devenus au fil du temps des experts, peuvent se livrer à l’exercice.
    Après l’exposé sur les crèches et santonsJean-Charles Le Pellec nous a raconté l’histoire des crèches et des santons en préambule de la diffusion de la Pastorale des santons… par Jean-Charles Le Pellec, Mme Emmanuelle Blin, Nancéenne, nous a fait partager sa connaissance approfondie de la vie et de l’œuvre d’Émile Gallé.

    UN ART QUI FAIT ÉCOLE
    L’Art nouveau s’impose lors de l’Exposition universelle de 1889 à Paris, où Émile Gallé et Louis Majorelle voient leur talent reconnu : Émile Gallé reçoit le grand prix pour la verrerie et les médailles d’or et d’argent pour la céramique et le mobilier, Louis Majorelle reçoit la médaille d’argent pour le mobilier. La présence du Japonais Takashima Hokkai à Nancy, de 1885 à 1889, a eu un impact sur le thème oriental de nombreuses œuvres. L’École de Nancy, créée le 13 février 1901 par Émile Gallé, Victor Prouvé, Majorelle et Antonin Daum, marque l’apogée de l’Art nouveau en France. L’association se propose, notamment grâce à la présence d’industriels capables de produire en grande quantité, de faire entrer l’art dans les foyers. L’inspiration essentielle de l’Art nouveau est à chercher dans les formes végétales : ginkgo, ombelle, berce du Caucase, nénuphar, chardon ou encore cucurbitacée, et animales, comme les libellules. Est recherchée l’utilisation poussée de la verrerie, la céramique, la ferronnerie, l’acier, le bois, pour mettre le beau dans les mains de tous.
    L’activité de l’École de Nancy se déroule principalement à Nancy. C’est en 1909 que le mouvement connaît sa dernière manifestation collective à Nancy, dans le cadre de l’Exposition internationale de l’Est de la France. Par la suite, le style évolue lentement vers ce qui constituera l’Art déco.

    LE VERRIER DREYFUSARD
    Artiste, artisan, industriel, Émile Gallé fut aussi un militant de la défense d’Alfred Dreyfus, tant par ses œuvres que par ses écrits, ce qui lui valut jusqu’à sa mort de nombreuses inimitiés à Nancy, ville antidreyfusarde. Quand ils le croisaient dans une rue, les passants changeaient de trottoir. Il avait créé L’Étoile de l’Est, le seul média dreyfusard face à l’Est Républicain, le Courrier de l’Est, la Croix de l’Est, tous antidreyfusards. Ses positions politiques ont aussi entraîné la fin de son amitié avec Maurice Barrès et son bannis­sement de la bonne société de Nancy. Ses relations, comme ses affaires, seront ensuite à Paris.

    L’APRÈS ÉMILE
    Après le décès d’Émile Gallé d’une leucémie en 1904, sa veuve Henriette Gallé, née Grimm, prend la direction de la verrerie qui devient la société anonyme des Établissements Gallé. Elle produit jusqu’en 1914, date de sa mort, des verreries multicouches reprises de dessins et modèles existants. Son gendre Paul Perdrizet lui succède. De 1918 jusqu’à l’arrêt définitif en 1936, la production est standardisée à grande échelle, avec création de nouveaux modèles et de la technique du verre soufflé-moulé.
    Le prix d’un vase fabriqué à l’atelier Gallé s’établit entre 10 000 et plus de 300 000 euros tandis que les productions en série, qu’elles soient datées du vivant ou après la mort d’Émile Gallé, se négocient entre 100 et 15 000 euros.

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  • Concert d’avant réveillon : Mathis, jeune talent exceptionnel

    Vidéo, 1 mn 56 s. Concert Mathis à Domitys. Mer 31.12.2025. © Jeff Saby.

    Mathis, 18 ans ou 19 ans selon les sources, est un chanteur pop originaire de Ploudaniel. Il est arrivé en retard à Ker Madiou, venant d’un autre concert qu’il venait de donner dans un autre coin de Bretagne. C’est ainsi que l’on a pu assister au déploiement et aux réglages de son matériel : deux enceintes, un ampli, une tablette et sur lui télécommande et écouteurs. Et constater déjà à ce stade que le jeune homme bénéficie d’une énergie débordante.
    Sa voix, posée et douce, est hélas noyée dans une sono aux basses trop fortes… au dire de porteurs d’appareils auditifs ! Voix déjà remarquée dans l’émission de télévision « N’oubliez pas les enfants » (version enfant de « N’oubliez pas les paroles » pendant les fêtes), le 1er janvier 2020 où il avait porté le titre envié de maestro.
    Des spectateurs d’un certain âge ont pensé que la majeure partie de ce récital d’avant réveillon était de la composition de l’artiste alors qu’à l’inverse il s’agissait de reprises de chansons très connues mais récentes. Il y avait aussi des standards plus anciens, comme « On va s’aimer », de Gilbert Montagné, dont un extrait est à voir et à entendre dans la vidéo ci-dessus.
    Au final, un beau moment musical.

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  • Don d’organes et de tissus : il faut qu’on en parle

    Don d’organes et de tissus : il faut qu’on en parle

    Lors d’une conférence à Domitys Ker Madiou, Armande Meunier et Stéphane Buard, infirmiers à la CDOT (► Coordination des Dons d’Organes et de Tissus) de l’hôpital de Morlaix, ont expliqué en quoi consiste leur travail et plus généralement ont dévoilé tout ce qu’on aurait voulu savoir sur le don d’organes sans jamais avoir osé le demander. Le sujet, lié à celui de la mort, est en effet encore un peu tabou, même si on en parle davantage qu’autrefois. Les intervenants ont affirmé d’emblée ne pas être venus en « recruteurs » de donneurs d’organes et ont déclaré ne porter aucun jugement sur les opinions des uns et des autres.

    QUELQUES CHIFFRES
    Depuis la loi du 22 décembre 1976 (loi Caillavet), chacun est présumé donneur, sauf en cas de refus exprimé de son vivant. Cela peut se faire en s’inscrivant sur le ► registre national du refus (possible dès l’âge de 13 ans), en le disant au médecin traitant, appelé systématiquement par la coordination des dons, en le mentionnant dans le dossier médical partagé et en le disant partout autour de vous. En France, on compte 36,4 % de refus, le taux le plus bas est en Bretagne (21,3 %) et le plus haut en Ile-de-France (53,5 %). L’âge moyen en France des donneurs décédés prélevés est de 58 ans, un chiffre stable depuis 10 ans. Plus de 22 000 patients sont inscrits sur la liste nationale d’attente de greffe. En 2024, 852 patients en attente de greffe sont morts.

    À L’HÔPITAL DE MORLAIX
    Le Centre hospitalier des Pays de Morlaix n’est un centre de prélèvements que depuis 2010. Il est agréé pour le prélèvement des organes, mais pour les tissus, seulement de la cornée et depuis 2023 des valves du cœur et des vaisseaux. Des travaux dans la salle et l’ajustement des compétences ainsi qu’une demande d’autorisation par l’Agence Régionale de Santé sont en cours pour les autres tissus. Les demandes d’autorisation par L’ARS doivent être renouvelées tous les cinq ans.

    IDÉES REÇUES
    Ont été détaillées les réponses à dix questions que l’on se pose. Un excellent résumé en est fait dans un trousseau de cartes largement diffusé et offert. Il est là-dessous :

    UN FILM PARLANT
    Pour terminer la séance, les deux conférenciers avaient prévu de nous diffuser « Comment j’ai sauvé des vies », un court-métrage dur et émouvant de sensibilisation au don d’organes. Ils y ont renoncé préférant conseiller à ceux qui ne craignent pas de le regarder de le rechercher sur youtube. Pas la peine : il est là-dessous :

    Vidéo, 8 mn 36 s. « Comment j’ai sauvé des vies », un film de Benjamin Caspar.
    Étapes de la production et début du scénario.

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  • Chants bretons à Ker Madiou

    Vidéo, 3 mn 18 s. Chants bretons, par Disoursi. Mar 17.10.2025. © Jeff Saby.

    Le groupe de kan ha diskan (chant et contre chant, en breton) s’appelait Paotred Disoursi (gars sans souci, en breton). L’arrivée d’une fille les a conduits à supprimer Paotred.
    Deux membres de Disoursi sur cinq (l’un deux est en voyage, les deux plus jeunes sont au travail en journée) ont donné a cappella un concert de chants bretons, au bar de la résidence Domitys Ker Madiou, à Morlaix. Sur la vingtaine de personnes de l’auditoire, très peu comprenaient le breton, mais les autres ont apprécié aussi, tant ces chants sont beaux et entrainants. Au point qu’à plusieurs reprises trois gens du cru, rompus à l’exercice, se sont spontanément lancés dans une ronde.

    SUR LE WEB
    Membres actuels de Disoursi🛈

    Sur tamm-kreiz.bzh
    Disoursi est le prolongement de Paotred Disoursi, groupe de kan ha diskan intervenant en fest-noz (deiz), en animation d’ateliers de danse bretonne, d’Ehpad et de résidences de personnes âgées…

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