Début des animations de fin d’année à Domitys Ker Madiou. Le marché de Noël a envahi la résidence. Acheté deux sachets de pâtes de fruit au stand du Téléthon 2025. Au restaurant, à l’heure de l’entracte quotidien, une partie de la chorale Zaïzaï Academy de Plourin-lès-Morlaix a présenté un récital de chansons de circonstance, en breton et en français.
Frédéric Mallégol nous a raconté la vie de Simone Veil. Comme dans toutes ses conférences, très appréciées à Domitys, il a maitrisé son sujet avec brio. Simone Veil, née Jacob le 13 juillet 1927 à Nice, est une magistrate et femme d’État française. Déportée à Auschwitz à 16 ans pendant la Shoah, elle perd sa famille mais survit avec ses sœurs. Elle épouse Antoine Veil en 1946 et devient haut fonctionnaire après des études de droit. En tant que ministre de la Santé en 1974, elle fait adopter la loi dépénalisant l’IVG, connue sous le nom de « loi Veil ». Elle est la première présidente du Parlement européen de 1979 à 1982 et joue un rôle clé dans la réconciliation franco-allemande. Elle est ministre d’État de 1993 à 1995 et siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, avant d’être élue à l’Académie française en 2008. Elle est entrée au Panthéon le 1er juillet 2018.
Lors d’une conférence à Domitys Ker Madiou, Armande Meunier et Stéphane Buard, infirmiers à la CDOT (► Coordination des Dons d’Organes et de Tissus) de l’hôpital de Morlaix, ont expliqué en quoi consiste leur travail et plus généralement ont dévoilé tout ce qu’on aurait voulu savoir sur le don d’organes sans jamais avoir osé le demander. Le sujet, lié à celui de la mort, est en effet encore un peu tabou, même si on en parle davantage qu’autrefois. Les intervenants ont affirmé d’emblée ne pas être venus en « recruteurs » de donneurs d’organes et ont déclaré ne porter aucun jugement sur les opinions des uns et des autres.
QUELQUES CHIFFRES Depuis la loi du 22 décembre 1976 (loi Caillavet), chacun est présumé donneur, sauf en cas de refus exprimé de son vivant. Cela peut se faire en s’inscrivant sur le ► registre national du refus (possible dès l’âge de 13 ans), en le disant au médecin traitant, appelé systématiquement par la coordination des dons, en le mentionnant dans le dossier médical partagé et en le disant partout autour de vous. En France, on compte 36,4 % de refus, le taux le plus bas est en Bretagne (21,3 %) et le plus haut en Ile-de-France (53,5 %). L’âge moyen en France des donneurs décédés prélevés est de 58 ans, un chiffre stable depuis 10 ans. Plus de 22 000 patients sont inscrits sur la liste nationale d’attente de greffe. En 2024, 852 patients en attente de greffe sont morts.
À L’HÔPITAL DE MORLAIX Le Centre hospitalier des Pays de Morlaix n’est un centre de prélèvements que depuis 2010. Il est agréé pour le prélèvement des organes, mais pour les tissus, seulement de la cornée et depuis 2023 des valves du cœur et des vaisseaux. Des travaux dans la salle et l’ajustement des compétences ainsi qu’une demande d’autorisation par l’Agence Régionale de Santé sont en cours pour les autres tissus. Les demandes d’autorisation par L’ARS doivent être renouvelées tous les cinq ans.
IDÉES REÇUES Ont été détaillées les réponses à dix questions que l’on se pose. Un excellent résumé en est fait dans un trousseau de cartes largement diffusé et offert. Il est là-dessous :
UN FILM PARLANT Pour terminer la séance, les deux conférenciers avaient prévu de nous diffuser « Comment j’ai sauvé des vies », un court-métrage dur et émouvant de sensibilisation au don d’organes. Ils y ont renoncé préférant conseiller à ceux qui ne craignent pas de le regarder de le rechercher sur youtube. Pas la peine : il est là-dessous :
Le groupe de kan ha diskan (chant et contre chant, en breton) s’appelait Paotred Disoursi (gars sans souci, en breton). L’arrivée d’une fille les a conduits à supprimer Paotred. Deux membres de Disoursi sur cinq (l’un deux est en voyage, les deux plus jeunes sont au travail en journée) ont donné a cappella un concert de chants bretons, au bar de la résidence Domitys Ker Madiou, à Morlaix. Sur la vingtaine de personnes de l’auditoire, très peu comprenaient le breton, mais les autres ont apprécié aussi, tant ces chants sont beaux et entrainants. Au point qu’à plusieurs reprises trois gens du cru, rompus à l’exercice, se sont spontanément lancés dans une ronde.
La conférence de Frédéric Mallégol à Domitys Ker Madiou, à Morlaix, a réveillé les souvenirs des résidents, venus nombreux. L’historien a raconté les années 80 en France de façon plaisante car agrémentée de nombreuses photos et vidéos diffusées sur le grand écran du salon. Sur le plan politique et économique, l’émouvante chanson de Pierre Bachelet « Les corons » constatait la fin des mines de charbon. On a revu les « années Mitterrand », en long, en large et en leurs travers. Après les réformes jubilatoires du début, en 1981, la fin de la récréation a été sifflée en 1983. Bonjour la rigueur ! Sur le plan culturel et sociologique, ont été évoquées la naissan-ce de la fête de la musique, les radios libres, la libération de la femme. La télé ne comptait que deux chaines publiques avant l’arrivée de Canal +, première chaine privée, en 1984. Des émis-sions restent dans nos mémoires, comme « L’École des fans » de Jacques Martin, dont nous est montrée une séquence irrésisti-ble, « Champs-Élysées » de Michel Drucker, « Droit de réponse », de Michel Polac. Sans oublier des feuilletons très regardés comme « La croisière s’amuse », « Dallas » ou « Arnold et Willie ».Alors que la musique n’est conservée que sur des sup-ports matériels, des artistes comptabilisent des records de vente, comme Michel Sardou pour « Les lacs du Connemara », dont on entend un large extrait.
Qui est Frédéric Mallégol ?
Frédéric Mallégol est un professeur agrégé d’histoire-géographie à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), reconverti en conférencier actif à travers toute la Bretagne. Il a enseigné pendant plus de 20 ans dans divers établissements secondaires et à l’université. Frédéric Mallégol incarne une figure académique tournée vers le grand public. Grâce à ses conférences bien documentées, accessibles et souvent illustrées musicalement, il rend l’histoire vivante et connectée aux imaginaires régionaux, culturels et populaires. (extrait de la réponse de ChatGPT 5)